 Fonctionnement:
La tête d’abattage est munie d’une pince qui encercle plusieurs perches d’un taillis ou d’une cépée et les comprime. Une lame vient ensuite couper les perches à la base de la pince, en y appliquant une très forte pression.
Résultats :
Les chantiers d’abattage sont plus rapides : alors que le rendement d’un travail à la tronçonneuse n’excède pas les 5 m3 de bois abattus par heure, la tête d’abattage va 4 fois plus vite, avec un rendement de 20 m3/h. De plus, les chantiers sont beaucoup plus sécurisés, et les branches sont tout de suite rangées en tas, prêtes à être déchiquetées pour produire des plaquettes de bois énergie. Par contre, on peut déplorer l’état dans lequel sont laissées les souches : du fait de la tension exercées par les pinces sur les branches, le bois a tendance à éclater, la coupe n’est donc pas franche. Cela pose question quant aux infiltration d’eau et aux entrées d’insectes et maladies en tout genre dans le bois restant sur la souche. La CUMA suivra le bon déroulement de la reprise des haies coupées à la démonstration et examinera ainsi l’impact de la pratique sur la santé des arbres.
Question finance, après avoir comptabilisé le coût d’utilisation du matériel et le coût de la main d’œuvre en temps de travail, il a été calculé que le coût d’un abattage à la tronçonneuse est d’environ 10€/m3 bois. Il est deux fois moins cher avec une tête d’abattage (5€/m3 bois).
L’acquisition d'une tête d’abattage par la CUMA est actuellement en réflexion. |